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lundi 6 juillet 2009

Maylis Labusquière : "Aux utilisateurs des paradis fiscaux de se justifier"

Maylis Labusquière, chargée de plaidoyer à Oxfam France - Agir ici, a participé, le 29 dernier, au colloque "Paradis fiscaux et enfers judiciaires : la justice ou le chaos", organisé à l'Assemblée nationale par la plateforme Paradis fiscaux et judiciaires et Mariama Keita du site d'information Paradis fiscaux et judiciaires. Rappelant la responsabilité des entreprises dans l'hémorragie fiscale qui grève les budgets publics du Sud et compromet leur développement, elle insiste sur la nécessité de s'attaquer en premier lieu aux utilisateurs des paradis fiscaux que sont les multinationales.

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jeudi 25 juin 2009

Secrets bancaires : les banquiers se mettent à nu !

Les Amis de la Terre lancent avec cinq autres ONG membres du réseau international BankTrack [1], le site internet « Secrets bancaires » (www.secretsbancaires.fr), qui dévoile les investissements controversés des grandes banques européennes parmi lesquelles figurent les trois françaises BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole. A cette occasion, les Amis de la Terre ont mené une « opération transparence » à Paris pour réclamer la mise en place de politiques responsables et transparentes pour tous les secteurs à risques et pour l’ensemble des activités bancaires.

Afin d’exposer les secrets bancaires et de dénoncer l’opacité qui les entoure, des militants des Amis de la Terre ont mené une « opération transparence » en parodiant un strip-tease de banquiers devant le siège de BNP Paribas à Paris, alors que des opérations similaires avaient lieu au même moment dans d’autres grandes capitales européennes. Mis à nu, quels secrets cache le banquier sous son vernis ? Rien de moins qu’un triste panneau illustrant un projet controversé… et une adresse inédite : www.secretsbancaires.fr qui présente une carte du monde des investissements nocifs des banques européennes.

En effet, « Secrets bancaires » révèle les investissements de 13 grandes banques européennes [2] qui, malgré la crise financière, continuent de financer des projets controversés dans l’opacité la plus totale, avec de lourdes implications pour les populations locales. « L’étude menée au sein du réseau BankTrack dévoile les liens financiers entre des grandes banques européennes et des entreprises blacklistées soutenant des dictateurs et provoquant des dégâts environnementaux irréparables ou produisant des armes aveugles, telles que les bombes à sous-munitions. Les 13 banques étudiées ont ainsi octroyé 11,4 milliards d’euros de prêts et organisé et émis des actions et des obligations pour un montant total de 10,5 milliards d’euros. En outre, elles détiennent ou gèrent pour compte de tiers 17,7 milliards d’euros dans ces mêmes entreprises, soit une implication totale de plus de 40 milliards d’euros au cours des 4 dernières années » dénonce Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre.

« Ce type d’investissements controversés ne peut plus être toléré. Les banques doivent prendre en considération les normes internationales environnementales et sociales dans toutes leurs décisions de financement et d’investissement. Nous exigeons des pratiques responsables : pas d’argent pour les dictateurs, la destruction de l’environnement, les armes controversées et la violation des droits humains », demande Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre. « Nous blâmons notamment les 3 banques françaises BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole, qu’on retrouve impliquées dans le plus de projets controversés ! ».

Yann Louvel poursuit : « Les banquiers ont intérêt à agir car les risques financiers et juridiques augmentent dans les projets à risques. En outre, les banques constituent un levier énorme et elles peuvent contribuer aux changements nécessaires. Elles doivent pour cela adopter des politiques sectorielles exigeantes et transparentes, s’appliquant à l’ensemble de leurs activités pour tous les secteurs à risques ».

Si www.secretsbancaires.fr présente avec les projets, les profils des banques et les liens financiers entre les entreprises et les banques, il invite également le public à envoyer une carte électronique aux PDG des banques ciblées pour leur demander de changer leurs pratiques. Le public est aussi invité à opter pour une banque éthique, telle que la Nef en France, dont les Amis de la Terre sont partenaires depuis 2008.

Notes :

[1] Campagna per la Riforma della Banca Mundiale (Italie), Netwerk Vlaaderen (Belgique), Platform (UK), SETEM (Espagne), Urgewald (Allemagne).

[2] Les 13 banques européennes étudiées sont : Santander, Barclays, BBVA, BNP Paribas, Citibank, Crédit Agricole, Deutsche Bank, ING, Intesa Sanpaulo, HSBC, RBS, Société Générale et UniCredit.

+ Les photos de l’action sont disponibles en ligne sur Flickr : cliquez ici !

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lundi 15 juin 2009

Fight Capital Flight

Il y a quelques mois, le réseau européen EURODAD, a lancé une campagne pour sensibiliser le grand public au sujet de l'évasion fiscale. Intitulée "Fight Capital Flight", et illustrée de visuels ingénieux, elle souligne l'impact catastrophique qu'a la fuite des capitaux sur le développement des pays pauvres.

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Interview d'Eva Joly, eurodéputée Europe écologie

A l'occasion d'un déplacement de campagne en soutien à Michèle Rivasi, alors candidate Europe écologie dans le Sud-Est, Eva Joly dénonce le scandale des paradis fiscaux à proximité d'un des plus connus d'entre-eux : Monaco.


Eva Joly, ainsi que tous les candidats d'Europe écologie ont signé la "Déclaration d’engagement" contenant les cinq propositions de régulation de la campagne Hold-up.
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Paradis fiscaux, la grande évasion. Un film de Frédéric Brunnquell

Le monde n'a jamais accueilli autant de richesses. La vente de produits de luxe bat tous les records, le nombre de milliardaires progresse sans cesse… Pourtant, les déficits publics s'accumulent et se creusent dangereusement. Mais où est passé l'argent de nos Etats ? C'est en citoyen que je me suis posé la question et que j'ai enquêté pour ce film. J'ai découvert qu'il s'évadait vers des petits pays sans impôts : les paradis fiscaux. À l'heure de la globalisation de l'économie, ils abritent plus de 11.000 milliards de dollars.

Pour le raconter, j'ai fait réaliser un objet qui représente le paradis fiscal : une boule-de-neige avec deux palmiers et un drapeau avec un dollar dessus.

Séquence après séquence, elle révèle les situations, provoque, fait sourire mais surtout indigne ! Je l'offre au chanteur Bono, à Lakshmi Mittal… À tous ces milliardaires, qui ne paient pas d'impôts, à leurs avocats, aux grands cabinets de comptabilité qui organisent les montages d'évasion fiscale.

Frédéric Brunnquell, réalisateur de "Paradis fiscaux, la grande évasion"


Le film nous entraîne en Afrique, aux Caraïbes, à Londres, Washington à Jersey. Pour montrer que le grand capital se moque bien du lieu de destination de son argent pourvu qu'il soit exempté de taxes. Le film révèle enfin que l'économie capitaliste traditionnelle marque désormais le pas au profit de la finance off shore. Chaque année, dans le monde, des dizaines de milliers de milliards de dollars disparaissent vers les paradis fiscaux pour échapper aux taxes.

L'Onu a besoin de 50 milliards pendant 5 ans pour éradiquer la pauvreté dans le monde. Elle ne les trouve pas. 50 milliards, c'est à peine 0,5% des dépôts privés déposés dans les paradis fiscaux.
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50 000 $ par seconde… 3 000 0000 $ par minute… 1 728 000 000 $ par jour...

Pour en finir avec les paradis fiscaux, signez la lettre ouverte à Nicolas Sarkozy avec PÈLERIN, JUSTICE ET PAIX, TERRE SOLIDAIRE, SECOURS CATHOLIQUE et le RÉSEAU FOI ET JUSTICE. Signez ici: http://petition.blog.pelerin.info/

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Permis d'évader, le film d’ATTAC réalisé par Vania Jaikin

Ce film offre une vision à la fois ludique et riche d'enseignements d'une thématique - ô combien importante de nos jours ! La réalisatrice raconte la fiscalité au moyen d'animations amusantes dans une forme nouvelle et accessible à tou-te-s. Plusieurs interviews captivantes (comme celles de Sébastien Guex, Uni Lausanne; Gerold Bührer, economiesuisse; Fulvio Pelli, PRD; Andreas Missbach, DB et des militants d'Attac) sont très enrichissantes, aussi bien pour le spécialiste que pour le novice en la matière.

Les autres vidéos d'ATTAC sont ici...

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lundi 8 juin 2009

"Profits réels, responsabilité artificielle", la campagne des Amis de la Terre


Les Amis de la Terre lancent aujourd’hui une campagne publique sur le thème de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSEE), intitulée « Profits réels, responsabilité artificielle : encadrons la responsabilité des multinationales ». Cette campagne demande aux députés de renforcer le texte de loi « Grenelle 2 », qui sera voté à l’automne.

La crise financière, économique, écologique et sociale qui secoue actuellement la planète, jugée comme la plus grave depuis 1929, est l’occasion de dresser les responsabilités des acteurs d’un système économique qui montre de graves défaillances structurelles. Pourtant, alors que les dirigeants des principales puissances mondiales mettent la main à la poche pour éviter un effondrement de l’économie mondiale et que les contribuables sont lourdement mis à contribution, les activités des multinationales restent encore très peu encadrées.

Les multinationales (notamment financières) sont pourtant largement à l’origine de la crise, en ayant poussé à l’extrême un système maximisant les bénéfices court terme au détriment de la justice sociale et de l’environnement. Elles n’ont pas hésité pour cela à faire massivement pression sur les pouvoirs publics, qui ont largement dérégulé l’économie et la finance mondiales au détriment de l’intérêt général, et au profit d’une minorité de dirigeants et d’actionnaires. Les multinationales sont aussi responsables de nombreuses catastrophes actuelles et en préparation, notamment dans les pays du Sud où elles profitent des carences juridiques locales pour mener des activités parfois très polluantes et portant lourdement atteinte aux populations locales.

Le texte de loi « Grenelle 2 » sera bientôt discuté en vue d’un vote à l’automne prochain, mais sa première version reste très laxiste en terme de responsabilité sociale et environnementale des entreprises, malgré les promesses explicites du résident de la République à l’automne 2007.

Les Amis de la Terre lancent donc cette nouvelle campagne en demandant aux citoyens d’interpeller leurs députés pour qu’ils renforcent les obligations juridiques des multinationales sur trois points :

  • instaurer la responsabilité environnementale et sociale des maisons-mères sur leurs filiales étrangères ;
  • renforcer le reporting de leurs impacts sociaux et environnementaux ;
  • améliorer la prise en compte de l’avis des citoyens dans la prévention des risques industriels.

Pour Gwenael Wasse, chargé de campagne RSEE aux Amis de la Terre : « La crise économique et écologique actuelle met en lumière de façon flagrante les abus commis par certaines multinationales ultra-puissantes depuis quelques décennies, au détriment des populations du Nord et du Sud et de la planète. Il est temps que les multinationales soient encadrées par la loi partout où elles agissent ! ».

Une pétition est en ligne sur le site des Amis de la Terre, qui peut être signée et directement adressée aux députés : www.amisdelaterre.org/petitionrsee


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lundi 25 mai 2009

Monter sa société offshore...


... c'est simple comme un clic ! http://www.paradisfiscaux.com/

Ce site, qui permet de "monter des sociétés dans des pays à fiscalité réduite" nous met tout de même en garde ses utilisateurs :
"Avertissement : sont interdites, toutes opérations non justifiables, ainsi que toute manipulation d’argent sans provenance prouvable. Si des actes commerciaux sont tout à fait possibles, en revanche, il est totalement exclu de mettre en place une société qui aurait pour but d’accomplir des opérations répréhensibles par les lois de tous les pays, illégales et encore, d’effectuer des opérations de blanchiment d’argent. On veillera donc à être très prudent. En aucun cas, notre site d’information ne saurait cautionner ces actes illégaux et vous engageons à ne commettre aucun commerce non conforme aux législations, ou interdits par les lois nationales de votre pays, ou internationales."
On est prévenu !

C'est ce site qui nous a inspiré pour la réalisation du flyer parodique "Comment optimiser ses profits en 3 leçons ?", pour promouvoir la campagne "Hold-up international"

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vendredi 15 mai 2009

Jersey, paradis fiscal ?

Avant de débarquer à Jersey pour dénoncer le scandale des paradis fiscaux et l'utilisation massive qu'en font les entreprises multinationales (souvenez-vous), nous avions minutieusement étudié le terrain. Au cours de nos recherches, nous avons trouvé cette vidéo...

Fière et discrète, lîle de Jersey se passerait bien de la mauvaise publicité qui lui est faite. Cette île anglo-normande figure sur une liste internationale des paradis fiscaux. Qu'en est-il et qu'en disent les représentants de lîle ? Reportage dans Europeans.

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vendredi 17 avril 2009

Let's make money, un film d'Erwin Wagenhofer

Après We Feed the World, film événement sur les dérives de l’industrie alimentaire, le réalisateur Erwin Wagenhofer revient avec un nouveau documentaire intitulé Let’s Make Money, une démonstration implacable sur les conséquences humaines, démographiques et écologiques de la dérégulation économique. Une fascinante plongée au coeur du système financier mondial.

C'est l'histoire de deux mondes qui s'interpénètrent sans jamais se rencontrer. Dans l’un, on ramasse du coton ou on casse du minerai, dans l’autre, on "fait" de l’argent. Entre les deux, une passerelle à sens unique, qu’empruntent les flux invisibles de la finance mondiale. Une frontière immatérielle et pourtant infranchissable, qui concentre entre les mains de 10% de la population mondiale 80% des richesses, et les sépare du reste de l’humanité.



Deuxième long métrage du réalisateur autrichien Erwin Wagenhofer, auteur de We Feed the World, film événement sur les dérives de l’industrie alimentaire dont nous avions déjà soutenu la sortie en en France en 2007, Let’s make money, dans les salles depuis le 15 avril et sélectionné au festival de Sundance, est une dénonciation de l’argent fou. Une démonstration implacable sur les conséquences humaines, démographiques et écologiques de la dérégulation économique, notamment sur les pays pauvres, un voyage à travers les folles dérives du capitalisme financier.


Une machine à produire des inégalités

Des mines d'or du Ghana aux banques londoniennes, des champs de coton du Burkina Faso aux gratte-ciel de Singapour, des bidonvilles de Madras aux plages de Jersey, le cinéaste s’attaque à l’opacité d’un système complexe dont il tente de démonter les mécanismes tortueux et de montrer toute l’iniquité.

«Je ne pense pas que l’investisseur doive être responsable de l’éthique,
de la pollution ou de quoi que ce soit que produise la compagnie
dans laquelle il investit. Ce n’est pas son boulot.
Son boulot est d’investir et de gagner de l’argent pour ses clients »
Mark Mobius, président de Templeton Emerging Markets.

Le film reflète, par sa construction, la juxtaposition d’univers que tout oppose, Nord et Sud, riches et pauvres, investisseurs et paysans, hommes d’affaires et enfants des rues... Il enchaîne plans-séquences et témoignages multiples, qui illustrent les risques d’une économie sans garde-fous et les méfaits du néolibéralisme triomphant : spéculation effrénée, investissements fictifs, chantage économique, évasion fiscale, surexploitation de la main d'oeuvre, pays du Sud ruinés par le protectionnisme occidental, privatisation des services publics, pollution...

Le vertige des chiffres

Il en montre aussi les aberrations. Dans l'industrie cotonnière, les subventions accordées aux agriculteurs américains empêchent les pays du Sud d’accéder au marché mondial et coûtent par exemple au Burkina Faso 80 milliards de dollars par an, un manque à gagner dont le montant est quatre fois supérieur à la somme que perçoit ce pays sous forme d'aide.

«Si nous ne créons pas un nouveau mode de répartition des richesses,
ce qui a abouti à la Seconde Guerre mondiale se reproduira sous une autre forme.
C'est une nouvelle ère de barbarie qui s'ouvrira »
Hermann Scheer, lauréat du prix Nobel alternatif et député allemand.

Autre scandale, on estime qu’actuellement plusieurs milliers de milliards de dollars dorment à l’ombre des paradis fiscaux où ils échappent à toute forme de taxe. Si cette richesse était imposée au taux très modéré de 30%, les gouvernements du monde entier toucheraient 250 milliards de dollars de recettes annuelles supplémentaires, qu’ils pourraient dépenser pour endiguer la pauvreté et atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU...

Au-delà du vertige procuré par de tels chiffres, le film de Wagenhofer cherche à interpeller le citoyen ordinaire, mais aussi le simple contribuable. Celui dont l’argent, une fois déposé en banque, est introduit dans le circuit monétaire international et contribue, sans qu’il le sache, à alimenter un système qui, à l’échelle du globe, ne profite qu’aux populations riches d’Etats privilégiés. Plaidoyer pour une redistribution équitable des richesses, ce film engagé est avant tout un bel hommage aux valeurs citoyennes de l’information.

  • Le dossier de presse, avec une interview du réalisateur (en PDF)

  • Trouvez une séance près de chez vous

  • Vous voulez en faire plus ?

  • Distribuez le flyer du film pour mobiliser votre entourage sur notre campagne Hold-up International : halte à l'impunité des entreprises ! Exemplaires à commander gratuitement au siège d'Oxfam France - Agir ici, auprès de Mélanie.

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    mercredi 15 avril 2009

    Les décisions du G20 : bilan et analyse

    Aide au développement

    Le G20 a annoncé l’injection de 1100 milliards de dollars dans l’économie mondiale, ce qui constitue en soi une mesure de relance budgétaire significative, qui passe notamment par le triplement des ressources du Fonds monétaire international (FMI).

    « Nous reconnaissons que la crise actuelle a un effet disproportionné sur les populations les plus vulnérables dans les pays les plus pauvres et sommes conscients qu'il est de notre responsabilité collective d'atténuer les incidences sociales de la crise afin de limiter les dommages à long terme sur le potentiel mondial » (G20, communiqué final)
    Le montant de l’aide destinée aux pays en développement pourrait atteindre 240 milliards de dollars, essentiellement sous forme de prêts. Oxfam International accueille avec une grande satisfaction en particulier le plan de sauvetage de 50 milliards de dollars en faveur des pays les plus pauvres, une mesure indispensable pour permettre à ces pays de surmonter la crise économique actuelle. Cette aide financière devra cependant être débloquée rapidement, dans des conditions avantageuse et sans aucune contrepartie dommageable.

    Bien que l'OCDE ait revu à la baisse le montant d'aide annuel que les pays riches doivent verser, qui passe de 50 à 41 milliards de dollars, Oxfam se félicite que le G20 ait renouvelé ses engagements en matière d’aide au développement, une décision qui ouvre de nouvelles perspectives pour faire pression sur les gouvernements. Les pays riches doivent maintenant tenir leurs promesses. Les données disponibles à ce jour indiquent que de nombreux pays du G20 sont largement à la traîne. Certains, comme l’Italie, ont même réduit leurs budgets d’aide.

    Réforme des institutions financières internationales (IFI)

    « Nous maintenons notre engagement antérieur d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement et de respecter nos promesses respectives de dons en matière d'aide publique au développement » (G20, communiqué final)
    Dans le cadre d'engagements conséquents en faveur de l’aide au développement, les montants considérables accordés au FMI et, dans une moindre mesure, à la Banque mondiale, mettent cependant en évidence la nécessité de réformer en profondeur les politiques et structures de gouvernance de ces deux institutions.

    A l’instar de la Banque mondiale, le fonctionnement du FMI accorde une influence considérable aux pays riches. A titre d’exemple, la Belgique et les Pays-Bas ont les mêmes droits de vote que la Chine. Le G20 a promis de réformer les structures de gouvernance de ces institutions, notamment en ce qui concerne la révision des quotas. Mais les documents publiés le jour du sommet fournissent peu de détails sur l’ampleur de ces réformes.

    D’autre part, si les réformes de gouvernance des IFI ont une importance incontestable, notamment pour accroître l’influence des pays en développement au sein des institutions, elles ne conduiront pas forcément à une évolution des politiques mises en œuvre par ces institutions, pourtant essentielle.

    Dernier bastion des politiques du consensus de Washington, le FMI s’est en effet toujours illustré comme un fervent défenseur de la déréglementation et du libéralisme, imposant des politiques d’ajustement structurel inadaptées aux pays en développement confrontés à la récession. Ce retour en arrière doit être évité à tout prix.

    Les paradis fiscaux

    « Tous les éléments qui font l’opacité du système financier international restent intacts dans les paradis fiscaux : les trusts anonymes, les sociétés écrans, les techniques de manipulation des prix et les mécanismes de blanchiment d’argent » (Global Financial Integrity, communiqué final)
    Les décisions prises lors du sommet semblent marquer un net progrès par rapport à la situation prévalant l’année dernière. Néanmoins, au vu des concessions consenties par de nombreux paradis fiscaux en matière de secret et de transparence au cours du mois dernier, il est regrettable que le G20 ne soit pas allé jusqu'au bout de son action. On peut craindre à présent que ces réformes aient une influence limitée, en particulier pour les pays pauvres qui perdent chaque année des milliards de dollars de recettes fiscales.

    Le communiqué du G20 annonce avec fierté la fin de l’ère du secret bancaire. Cette déclaration semble pour le moins exagérée, au vu des mesures énoncées dans le texte. Les chefs d’État du G20 promettent certes de "sévir" contre les paradis fiscaux, brandissant la menace de sanctions dont la liste est impressionnante, mais ces propositions accordent cependant une place insuffisante ou inexistante à plusieurs éléments essentiels dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

    Tout d’abord, elles ne font absolument pas référence à la création d’un système d’échange d’informations fiscales automatique au niveau multilatéral. Elles n’imposent pas non plus aux grandes entreprises de faire état de leurs bénéfices et des versements réglés pays par pays dans leurs comptes annuels vérifiés. Enfin, les listes de paradis fiscaux publiées peu après la conférence sont incomplètes ou bien reflètent seulement les promesses des administrations non coopératives en matière de respect des normes fiscales internationales.


    La réforme du système financier

    « D'importantes défaillances dans le secteur financier et dans la réglementation et la supervision financières ont été des causes fondamentales de la crise » (G20, communiqué final)
    Oxfam estime que le système financier international doit mettre en œuvre une meilleure régulation du volume et de la volatilité de l’endettement, des mesures pour stabiliser les taux de change, renforcer le contrôle des capitaux, contrôler les activités des paradis fiscaux et démocratiser les institutions de gouvernance financière existantes.

    Si le communiqué final du G20 accorde une place centrale aux mesures visant à renforcer la réglementation et la supervision financières, les dispositions envisagées restent vagues. Le G20 promet entre autres "d'élargir la réglementation et la surveillance à tous les instruments, institutions et marchés financiers importants au point de vue systémique". Cette disposition constitue une avancée majeure vers une réglementation globale, néanmoins chaque pays reste libre de déterminer ce qui revêt une "importance systémique".

    Les documents du G20 ne soulignent pas non plus la nécessité que les institutions financières ou les normes comptables internationales intègrent mieux les risques environnementaux et sociaux, ce qui compromet l’engagement visant à "atténuer les incidences sociales de la crise"


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    dimanche 5 avril 2009

    Sarkozy revient du G20, les (faux) patrons lui disent merci

    Un comité d'accueil composé de chefs d'entreprises du CAC 40 attendait Nicolas Sarkozy à son arrivée de Londres le 2 avril dernier par l'Eurostar pour célébrer l'absence de régulation de leurs activités.

    Cette parodie présente des multinationales soulagées que le G20 ne se soit pas attaqué au renforcement des régulation de leurs activités.

    Cette action, à l'intiative d'Oxfam France - Agir ici et du CCFD-Terre solidaire, a été faite dans le cadre de la campagne « Hold up international » qui appelle les citoyens à se mobiliser pour pousser à une réforme du cadre juridique européen, afin de limiter l'impact négatif des multinationales et faire que leurs actions profitent aux populations du Sud en contribuant au développement de leur pays.

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    vendredi 3 avril 2009

    Les "paradis fiscaux" se rebiffent

    Le Luxembourg, la Suisse ou encore le Liechtenstein ont réagi vendredi à leur inscription sur une liste "grise" de paradis fiscaux, dans le sillage de l'offensive lancée par le G20 contre les pays pratiquant "le secret bancaire". L'Uruguay, qui figurait sur la liste noire, en a été retiré vendredi soir par l'OCDE, après l'adoption de nouvelles normes de transparence.

    "Je trouve le traitement (...) réservé à certains Etats un peu incompréhensible". Le Premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker, ne cache pas sa colère, après l'inscription de son pays sur une liste de paradis fiscaux, publiée par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans la foulée du G20 de Londres.

    Suisse, Autriche, Belgique, Liechtenstein, Monaco, les Bermudes ou les îles Caïmans : selon l'OCDE, ces Etats, qui figurent sur la partie "grise" de la liste, se sont certes engagés à respecter les critères internationaux en matière de transparence bancaire et fiscale mais ne les ont pas "substantiellement" appliqués.

    La Suisse a "déploré" de son côté son inscription sur la liste de l'OCDE et "désapprouvé le procédé". Les autorités du Liechtenstein ont indiqué pour leur part vendredi avoir désormais pour "objectif de ne plus figurer sur cette liste grise". Le ministre autrichien des Finances Josef Pröll continue à assurer que le secret bancaire autrichien ne serait pas pas "affecté", alors que les dirigeants du G20 estimaient que "l'ère du secret bancaire est terminée".

    Autre critique portée par Jean-Claude Juncker : le fait que les Américains ont échappé à tout reproche. Mardi à Bruxelles, devant le Parlement européen, Jean-Claude Juncker avait nommément cité le Delaware, le Wyoming et le Nevada comme des paradis fiscaux, en raison de leurs fiscalités très faibles pour les entreprises.

    La ministre française des Finances Christine Lagarde a quant à elle indiqué que les pays du G20 allaient à présent "travailler" sur des sanctions pour "les centres non coopératifs qui ne se mettent pas aux normes".

    L'Uruguay, inscrite sur la liste noire de l'OCDE, en a été retiré vendredi. "L'OCDE salue aujourd'hui (vendredi) l'adoption formelle par l'Uruguay des normes de transparence et d'échange d'informations en matière fiscale", indique l'organisation économique. Le secrétaire général de l'OCDE s'est déclaré heureux que Montevideo "se joigne au nombre grandissant de pays désirant coopérer pour combattre l'évasion fiscale".

    > Ecoutez le reportage à Genève, la "ville aux 142 banques", où les habitants vivent mal leur mise au ban de la communauté internationale.

    (Source Europe 1)

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    jeudi 2 avril 2009

    Face à la crise, la société civile européenne s'organise

    Cent cinquante représentants des mouvements sociaux, des syndicats, des ONG environnementales, du développement, des droits des femmes, et d’autres mouvements sociaux, venant de vingt-cinq pays, se sont réunis à Paris du 9 au 11 janvier pour s’organiser face aux crises financière, économique, sociale et écologique.

    Parmi les participants étaient notamment présents l’AITEC, les Amis de la Terre Europe, ATD Quart Monde, le réseau des Attac d’Europe, le CCFD, le CRID, la Ligue des droits de l’homme,
    Oxfam France – Agir ici, le Secours catholique, Via campesina Europe, les syndicats CGIL, CGT, FSU, Solidaires, Ver.di…

    De cette réunion est sortie une déclaration (La Déclaration de Paris) qui appelle à faire du G20 de Londres, le 2 avril, un grand moment de mobilisation en Europe, autour du mot d’ordre « Nous ne paierons pas pour votre crise ».

    Le 28 mars (le samedi précédant le G20), s’est tenue une journée internationale de manifestations et d’actions pour de véritables alternatives, en écho à la manifestation qui se déroulera le même jour à Londres.

    Cette mobilisation s’est ensuite poursuivie jusqu’au G20 par une semaine d’actions partout en Europe, et notamment, le 1er avril, par une journée « poisson d’avril de la finance ». http://www.financialfoolsday.com/

    C'est également à cette occasion qu'Oxfam France - Agir ici et le CCFD-Terre solidaire ont lancé leur campagne "Hold-up international", pour lutter contre l'impunité des multinationales.

    Le 2 avril, alors que se déroulait le G20 à Londres, les militants des deux organisations, déguisés en patrons du CAC40, formaient un comité d'accueil festif et parodique en attendant Nicolas Sarkozy en Gare du Nord (Paris).

    > En savoir plus et voir la vidéo


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    vendredi 27 mars 2009

    "L'éco autrement" sur France inter - édition du 27 mars 2009




    Ecoutez l'émission, cliquez ici

    G20 : il n'y a pas que la finance dans l'économie

    Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont des ONG qui lancent une campagne pour dénoncer un "hold up" des multinationales dans les pays du Sud et pour demander à ceux du G20 d'intervenir.

    Deux ONG sont à l'initiative de cette campagne : Oxfam et le Comité catholique contre la faim et pour le développement .

    Le sommet du G20, c'est jeudi prochain, à Londres. Il y aura les pays riches (nous) et les grands pays émergents (l'Inde, le Brésil, la Chine...), mais les pays pauvres ne sont pas invités.

    L'idée, c'est de réguler le monde de la finance pour éviter de nouveaux excès. Mais pourquoi recadrer seulement les banques, les agences de notation et les fonds d'investissement? C'est la question d'Oxfam et du CCFD.

    Ces organisations disent : les multinationales aussi peuvent faire des dégâts. En tout cas, celles qui se comportent mal, quand elles sont loin de chez elles, dans les pays du Sud où elles vont chercher de l'étain, de l'huile de palme ou des bananes. Celles qui ne paient pas leurs impôts, celles qui saccagent les forêts, celles qui sous paient leurs employés. Elles ou bien leurs filiales, leurs fournisseurs... Voilà le "hold up international" qu'elles dénoncent.

    Ces ONG ne sont pas conviées au G20 mais elles veulent y contribuer. Entre autres, elles recommandent de changer les normes comptables internationales pour qu'enfin on sache si oui ou non les multinationales paient l'impôt "juste" aux pays du Sud.

    Elles demandent aussi que la responsabilité de la maison mère soit engagée lorsque la filiale n'assume pas sa responsabilité sociale et environnementale.

    Et tout ça, encore une fois cette semaine, nous pose la question de ce que valent les codes éthiques, les critères qu'on s'impose tout seul... c'est la question de l'auto régulation des entreprises, qui va bien au delà du salaire des patrons...

    Invité : Guy Aurenche, président du CCFD-Terre solidaire. Lire la suite...

    dimanche 15 mars 2009

    Paradis fiscaux : les ONG débarquent à Jersey

    Pour dénoncer le scandale des paradis fiscaux et l'utilisation massive qu'en font les entreprises multinationales, une douzaine d'associations internationales et européennes, dont Oxfam France – Agir ici, ont participé les 12 et 13 mars à un happening sur l’île de Jersey.

    Micros pour les uns, banderoles pour les autres : le Condor Ferry débarque ce jeudi 12 mars à Jersey d'étonnants touristes. Deux jours avant la réunion des ministres des Finances du G20 à Londres, plusieurs dizaines d’associations internationales et européennes, dont Oxfam France - Agir ici, Attac, le CCFD, Christian Aid ou encore Eurodad, se sont retrouvées sur l'île anglo-normande pour dénoncer les paradis fiscaux. Une action "coup de poing" abondamment couverte par la presse et relayée par les médias locaux.


    Jersey, un paradis au cœur de l'Europe

    Le ton est donné avant même d'atteindre les côtes. "L’évasion est déjà à bord", proclame la brochure publicitaire de la compagnie britannique qui effectue la traversée entre Saint-Malo et Jersey… Jersey, paradis de l'évasion fiscale, avec ses 500 milliards d'euros d'actifs financiers en gestion – soit 1,5 fois le budget de la France –, ses 32 400 entreprises immatriculées par des non-résidents qui ne paient aucun impôt sur leurs bénéfices… Conséquence moins connue de cette fiscalité si favorable : la charge de l’impôt local, qui incombe, non à l'industrie de la finance – 53% du PIB de Jersey –, mais entièrement à la population de l’île, seul moyen, pour financer les dépenses publiques, de compenser la réduction du taux d'imposition à …0 % sur les bénéfices des entreprises.

    Les habitants conviés à une conférence publique

    C'est donc en présence des habitants de Jersey qu'a eu lieu une conférence publique donnée le soir même par les associations devant une quinzaine de journalistes, au St Paul's Centre de Saint-Hélier. Dans une ambiance animée mais constructive et respectueuse, une centaine de personnes sont venues écouter les propositions formulées par les ONG pour lutter contre ces zones de non-droit que sont les paradis fiscaux. Parmi les nombreux sujets abordés : l'impact extrêmement nocif de l'évasion fiscale sur les pays en développement, le financement des services publics au Sud, l'opacité bancaire, la crise financière, mais aussi les mesures de protection qu'il importe de mettre en place à l'égard des habitants les plus modestes des entités offshore. Des habitants victimes de politiques fiscales régressives et du rétrécissement à une activité économique quasi unique par étouffement des activités traditionnelles comme l'agriculture ou le tourisme.

    A la découverte de Jersey … et de ses banques

    Le lendemain, c'est un joyeux cortège muni de ballons transparents noués avec de faux billets et exhibant des bannières explicites qui traverse les rues de Saint-Hélier, devant des promeneurs surpris et curieux, des policiers imperturbables et courtois, des employés qui collent leurs visages aux vitres de leurs bureaux pour comprendre le sens de ce défilé plus qu’inhabituel.


    Un parcours en 11 étapes avec arrêts successifs devant les sièges de plusieurs banques. Tour à tour, les représentants d’associations se relaient pour expliquer la présence de ces entreprises européennes à Jersey, leur implication dans différents scandales financiers ou dans des affaires de détournement de l’argent public au Sud, leur participation aux stratagèmes de fraude fiscale mis en place par les multinationales.

    Pour les représentants français, mention spéciale aux banques de l'hexagone : la BNP Paribas remporte le grand prix de la multinationale française la plus représentée dans les paradis fiscaux, avec ses 189 filiales off-shore, selon l’enquête exclusive d’
    Alternatives économiques publiée la veille. La Société Générale quant à elle possède 57 filiales dans les paradis fiscaux, dont 3 à Jersey....

    Le cortège achève son périple devant le siège des Etats de Jersey, après lecture d'une déclaration finale qui en appelle aux leaders du G20 pour instaurer une juste transition à Jersey comme dans les autres paradis fiscaux. Par souci écologique, les manifestants renoncent à libérer dans les airs les dizaines de ballons transparents, symboles des centaines de milliards de revenus fiscaux qui s’échappent chaque année des pays du Sud. Ils seront finalement accrochés aux escaliers du bâtiment officiel, histoire de montrer que les fonds restent prisonniers de l’île, cachés sans avoir été taxés au Sud comme au Nord. Car la transparence s'arrête ici aux ballons. Elle est encore loin d’être un mot d’ordre politique, à Jersey comme ailleurs…

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    mercredi 11 mars 2009

    Enquête exclusive : la présence des entreprises du CAC 40 dans les paradis fiscaux


    Alternatives économiques mène l'enquête et publie un dossier indispensable sur la présence des multinationales françaises dans les paradis fiscaux :

    Des Bermudes à la Suisse en passant par Panama, toutes les grandes entreprises françaises possèdent des filiales dans les paradis fiscaux. C'est ce que révèle notre enquête sur la présence des entreprises du CAC 40 dans les centres financiers "offshore".

    Christian Chavagneux et Marie-Salomé Rinuy

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    (Source "Alternatives économiquesé : http://www.alternatives-economiques.fr/paradis-fiscaux---le-cac40-et-les-paradis-fiscaux_fr_art_633_42326.html)

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